Divulgation volontaire auprès de l’administration fiscale 2026
Les infractions fiscales et la dissimulation de revenus ne sont plus considérées uniquement comme une question civile face à l’inspecteur des impôts, mais impliquent une exposition pénale significative et des infractions principales selon la loi sur l’interdiction du blanchiment d’argent. De nombreux contribuables – résidents israéliens et résidents étrangers – détenant des capitaux non déclarés (tels que des comptes bancaires à l’étranger, des revenus locatifs, des actifs numériques et cryptomonnaies ou des transactions non déclarées), se trouvent exposés à un risque élevé de poursuites pénales, de confiscation d’actifs et de sanctions lourdes.
La solution principale proposée par l’État pour régulariser ces manquements est la procédure de divulgation volontaire. Dans cet article, nous examinerons en quoi consiste cette procédure, quelles sont les conditions préalables à son succès, et quelles sont les options actuelles pour déposer une demande de divulgation volontaire en 2026 – y compris une comparaison approfondie entre les options de divulgation actuelles et celles qui existaient par le passé (comme la voie anonyme).
Qu’est-ce que la procédure de divulgation volontaire et quelle est son importance ?
La procédure de « divulgation volontaire » est un mécanisme destiné à encourager les contribuables qui n’ont pas déclaré conformément à la loi l’ensemble de leurs revenus ou de leur patrimoine, à s’adresser de leur propre initiative à l’administration fiscale, à corriger leurs déclarations et à payer l’impôt dû.
L’avantage principal : immunité contre les poursuites pénales
L’avantage le plus significatif et le plus important pour le contribuable dans le cadre d’une procédure de divulgation volontaire réussie est la suppression du risque pénal. Lorsque la demande est approuvée et que le contribuable remplit toutes ses conditions, l’administration fiscale (avec l’approbation du parquet) s’engage à ne pas engager de poursuites pénales à son encontre pour les infractions fiscales et le blanchiment d’argent découlant de la déclaration incomplète.
Attention : la procédure de divulgation volontaire n’exonère pas du paiement de l’impôt civil. Le contribuable sera tenu de payer le principal de l’impôt, majoré des différences d’indexation, des intérêts et des amendes civiles conformément à la loi.
Conditions préalables au succès de la procédure de divulgation volontaire
Pour que la demande soit acceptée et que l’immunité pénale soit accordée, le contribuable doit remplir plusieurs conditions cumulatives strictes :
Divulgation honnête, complète et de bonne foi : le contribuable doit fournir l’intégralité des informations et des données sans dissimulation, distorsion ou déclaration partielle.
Absence d’enquête ou de vérification préalable : à la date de la demande, aucune enquête ou vérification (ouverte ou secrète) n’a été menée concernant le demandeur par l’administration fiscale ou toute autre autorité d’application de la loi. Cette exigence s’applique également au conjoint du demandeur et aux sociétés sous leur contrôle.
Absence d’information préalable : à la date de la demande, l’administration fiscale ne dispose d’aucune information préalable concernant les actifs ou les revenus faisant l’objet de la demande.
Antécédents irréprochables en matière de déclaration : le demandeur n’a pas été condamné par le passé pour des infractions fiscales, n’a pas payé d’amende pour une infraction fiscale, et n’a pas déposé par le passé de demande de divulgation volontaire qui aurait été approuvée.
Paiement de l’impôt requis : paiement de l’intégralité de la dette fiscale qui sera déterminée dans le cadre de la procédure de divulgation.
Les voies, les conditions et la question de l’anonymat
Au cours des années précédentes (par exemple jusqu’à fin 2018), l’administration fiscale a publié des procédures permettant de déposer une demande de divulgation volontaire de manière anonyme. Aujourd’hui, la réalité juridique et fiscale est totalement différente.
Comparaison entre le passé et aujourd’hui : la divulgation volontaire anonyme est-elle possible aujourd’hui ?
Comme c’était le cas par le passé (jusqu’en 2018) : par le passé, les contribuables avaient la possibilité de déposer une demande anonyme par l’intermédiaire d’un représentant (avocat ou expert-comptable) sans révéler l’identité du contribuable dans un premier temps. Le représentant menait les négociations avec l’inspecteur des impôts concernant le montant de la dette fiscale et les principes d’imposition, et ce n’est qu’après avoir conclu un accord que l’identité du contribuable était révélée et qu’il payait l’impôt. Cette voie offrait un filet de sécurité complet à ceux qui craignaient de s’exposer sans savoir à l’avance quel serait le montant de la dette fiscale.
Comme c’était et comme c’est aujourd’hui (2026) : Il n’est actuellement plus possible de déposer une demande anonyme de divulgation volontaire. Dans le cadre de la procédure de divulgation volontaire actuellement en vigueur jusqu’au 31 août 2026, la possibilité de dépôt anonyme a été totalement supprimée. Aujourd’hui, toutes les demandes sont déposées uniquement en tant que demandes identifiées (incluant les détails des demandeurs, les numéros de carte d’identité et les sources de revenus) via un formulaire en ligne dans l’espace personnel sur le site de l’administration fiscale.
Les voies de divulgation volontaire actives en 2026
La procédure en vigueur jusqu’en août 2026 met à la disposition des contribuables deux voies principales pour régulariser les dettes fiscales :
1. La voie ordinaire
À qui s’adresse-t-elle ? Destinée à tous types d’actifs, de patrimoine et de revenus, sans limitation de montant.
Comment cela fonctionne-t-il ? Le contribuable dépose une demande identifiée et détaillée. La demande est transmise à l’inspecteur des impôts compétent pour examen des données, tenue de discussions fiscales et signature d’un accord d’imposition.
2. La voie verte (la voie accélérée)
Cette voie vise à accélérer et à simplifier le traitement des demandes de montants relativement faibles, en déposant des déclarations rectificatives ou des déclarations initiales et en payant l’impôt dans un délai de 90 jours. La voie s’adresse aux cas suivants :
Comptes financiers à l’étranger : actifs détenus dans un établissement financier à l’étranger dont le solde au 31 décembre 2024 ne dépasse pas 4 millions de shekels (et aucun dépôt/virement nouveau n’a été effectué pendant la période de divulgation).
Revenus locatifs : revenus de location de logements (en Israël ou à l’étranger) d’un montant ne dépassant pas 250 000 shekels par an.
Actifs numériques (cryptomonnaies) : revenus provenant de la réalisation ou du commerce de devises et cryptomonnaies ne dépassant pas 500 000 shekels pour toute la période de divulgation, et dont la juste valeur des actifs numériques au 31 décembre 2024 ne dépasse pas 1,5 million de shekels.
Combinaison : combinaison des actifs et revenus détaillés ci-dessus dans le cadre des plafonds établis.
Résumé et recommandations pratiques
Bien qu’aujourd’hui il n’existe plus de possibilité de divulgation volontaire anonyme, la fenêtre d’opportunité active jusqu’au 31 août 2026 offre une occasion exceptionnelle aux contribuables de faire table rase, d’obtenir une immunité pénale explicite et de régulariser les actifs et revenus conformément à la loi.
Compte tenu de la suppression de l’anonymat et de l’exposition liée au dépôt d’une demande identifiée, il est d’une importance cruciale d’effectuer le traitement avec l’accompagnement d’un avocat spécialisé en droit fiscal et en fiscalité pénale. Un accompagnement professionnel préalable garantit le respect précis de toutes les conditions préalables, évite les erreurs de déclaration et maximise la protection du contribuable face aux autorités fiscales.







