Beit Kinor David, 12 rue Yitzhak Ben-Zvi

1. Introduction : Israël comme aimant pour les investissements high-tech jeunes et innovants

1.1.1. L’État d’Israël, connu dans le monde comme la « Nation Start-up », constitue un terrain fertile et fascinant pour l’entrepreneuriat technologique et les investissements en capital-risque. Pour un nouvel immigrant (ou un résident de retour établi) arrivant avec une riche expérience, une vision d’affaires et du capital, l’État d’Israël n’est pas seulement un foyer national mais une arène commerciale exceptionnelle offrant une combinaison rare de protections de propriété intellectuelle, de subventions gouvernementales généreuses et d’avantages fiscaux considérables sans équivalent dans le monde occidental.

1.1.2. L’objectif de ce résumé, préparé à partir de 25 années d’expérience dans l’accompagnement de transactions et de fiscalité, est de vous rendre accessible de manière simple, compréhensible et captivante la feuille de route juridique et fiscale en Israël. Je me concentrerai exclusivement sur les jeunes entreprises et les investisseurs privés (business angels) souhaitant s’intégrer dans le domaine du high-tech et des start-ups.

2. Le parapluie de protection pour l’entrepreneur et le jeune investisseur dans la loi sur les sociétés

2.1. La base juridique la plus sûre pour gérer une activité commerciale en Israël est la création d’une société à responsabilité limitée (בע »מ) selon la loi israélienne sur les sociétés. Cette loi accorde aux entrepreneurs une protection juridique essentielle par le biais du principe de « personnalité juridique distincte ». La société constitue une entité juridique totalement autonome, séparant de manière absolue vos actifs personnels (accumulés à l’étranger ou dans le pays) des obligations et dettes commerciales de la société.

2.2. Cette protection, appelée « voile de la personnalité morale », empêche les créanciers de l’entreprise de poursuivre personnellement les actifs des fondateurs en cas d’échec commercial, sauf dans les cas de fraude ou d’abus où le tribunal déciderait de « lever le voile ». La loi sur les sociétés offre une grande flexibilité et permet de créer une « société unipersonnelle » dans laquelle un fondateur unique détient toutes les actions et agit comme administrateur unique, ce qui facilite grandement la tâche des entrepreneurs en début de parcours.

3. Incitations fiscales phénoménales pour les investisseurs privés (parcours business angels et roulement)

3.1. Crédit d’impôt direct pour investissement dans de jeunes sociétés de recherche et développement

3.1.1. L’État d’Israël accorde un avantage fiscal sans précédent aux investisseurs privés qui investissent en espèces dans des sociétés high-tech aux stades de démarrage (Seed). Selon la loi pour l’encouragement de l’industrie à forte intensité de connaissances, un investisseur individuel ou une société de personnes injectant du capital dans une start-up définie comme jeune société de recherche et développement sont éligibles à un crédit direct sur leur impôt courant en Israël.

3.1.2. Le montant du crédit est déterminé selon le taux d’imposition des gains en capital qui s’appliquerait à l’investisseur : si son investissement lui confère moins de 10 % des moyens de contrôle de la société, il recevra un crédit d’impôt de 25 % du montant de l’investissement. En revanche, s’il investit un montant significatif lui conférant 10 % ou plus de la société (devenant ainsi actionnaire substantiel), il sera éligible à un crédit d’impôt majoré de 30 % du montant total de l’investissement. Cet avantage s’applique également aux investissements petits et moyens sans montant minimum défini, et est plafonné à un investissement annuel maximal de 4 millions de shekels par investisseur individuel. L’exigence de seuil pour conserver l’avantage est la détention des actions pendant au moins 3 années fiscales.

3.2. Parcours de roulement des investissements et report de l’impôt sur les gains en capital pour les entrepreneurs en série

3.2.1. Un autre avantage considérable est destiné aux entrepreneurs en série et aux investisseurs souhaitant réinjecter leurs bénéfices dans l’écosystème. La loi permet de vendre avec profit des actions d’une société technologique établie et de reporter complètement le paiement de l’impôt sur les gains en capital sur la vente (jusqu’à un plafond de 5,5 millions de shekels), à condition que le produit de la vente soit réinvesti en espèces dans une autre jeune société technologique.

3.2.2. Le réinvestissement doit être effectué dans un délai allant jusqu’à 12 mois après la date de vente (ou jusqu’à 4 mois avant celle-ci). Ce mécanisme de roulement permet à votre capital de continuer à travailler et à générer pour vous un rendement dans de nouvelles sociétés sans que l’État ne prélève une part fiscale à chaque étape intermédiaire, ce qui constitue une injection financière considérable pour les entrepreneurs et immigrants souhaitant construire une activité commerciale multigénérationnelle en Israël.

4. Capital-risque et partenariats financiers en Israël

4.1. Sociétés en commandite en partenariat avec l’État et l’Autorité de l’innovation

4.1.1. Le gouvernement israélien encourage l’afflux de capital-risque étranger et local vers les start-ups par le biais de mécanismes juridiques collaborant directement avec le secteur privé. Selon la loi sur la R, l’État, par l’intermédiaire de l’Autorité de l’innovation, est autorisé à agir comme commanditaire dans des sociétés en commandite enregistrées en Israël, et même à détenir des actions du commandité. Ce mécanisme permet à l’État de partager le risque économique avec des fonds de capital-risque privés.

4.1.2. L’État peut conclure des accords globaux permettant à des fonds et groupes d’investissement étrangers de réaliser des investissements conjoints dans des technologies de rupture, tout en créant un environnement stable et de qualité pour les investisseurs internationaux venant en Israël. La société en commandite doit être gérée par une équipe professionnelle exempte de défauts financiers, afin de garantir l’intégrité et le professionnalisme des fonds de capital-risque.

4.2. Exonérations fiscales et droits de créance pour les investisseurs et organismes financiers étrangers

4.2.1. Afin d’encourager l’octroi de crédit et de dette intelligente aux jeunes sociétés high-tech (car les actions diluées sont coûteuses), la loi accorde une exonération de retenue à la source sur les intérêts versés aux organismes financiers étrangers accordant des prêts aux sociétés technologiques israéliennes. Cette exonération permet aux start-ups de lever des fonds par emprunt international à des conditions particulièrement compétitives.

4.2.2. De plus, les fonds de capital-risque étrangers bénéficiant d’une approbation spéciale jouissent d’une exonération d’impôt sur les gains en capital et d’impôt sur les dividendes en Israël sur leurs investissements dans la technologie locale. Un nouvel immigrant investissant par l’intermédiaire de ces entités étrangères ou collaborant avec elles peut maximiser son rendement, tout en s’appuyant sur les avantages fiscaux significatifs ancrés dans le droit israélien pour l’encouragement des investissements en capital.

5. Subventions de l’Autorité de l’innovation pour les start-ups en phase de démarrage et restrictions sur la propriété intellectuelle

5.1. Subventions de R pour encourager l’innovation technologique et le partage des risques

5.1.1. La loi pour l’encouragement de la recherche, du développement et de l’innovation technologique dans l’industrie vise à soutenir les sociétés dans les phases à haut risque technologique par le biais de subventions de recherche directes de l’Autorité de l’innovation. L’État participe au financement de votre projet de développement à hauteur de 30 % à 50 % du budget approuvé, et dans les cas de sociétés particulièrement jeunes ou en périphérie, voire davantage.

5.1.2. Ces subventions fonctionnent selon un mécanisme de « partage du risque » : si le développement de l’IA ou du logiciel échoue, la société n’est pas tenue de rembourser l’argent à l’État. Si le projet réussit et génère des revenus, la société rembourse la subvention par le biais de redevances modestes (généralement 3 % à 5 %) sur les revenus réels, jusqu’à la couverture complète du montant de la subvention majoré d’intérêts indexés. Il s’agit d’un outil clé pour les jeunes entrepreneurs permettant de commencer un développement significatif sans diluer le capital-actions des fondateurs aux stades initiaux.

5.2. Le piège de la propriété intellectuelle de la loi sur l’innovation et les restrictions sur le transfert de connaissances à l’étranger

5.2.1. Voici l’aspect le plus complexe que tout entrepreneur immigrant doit mémoriser scrupuleusement : l’obtention d’une subvention de l’Autorité de l’innovation est soumise à des conditions légales strictes. La loi stipule que les connaissances développées au moyen de la subvention (la propriété intellectuelle – IP) et les droits de production associés doivent rester en propriété et à l’intérieur de l’État d’Israël de manière exclusive.

5.2.2. Le transfert de la propriété intellectuelle ou des droits de production à l’étranger sans autorisation préalable et écrite de l’Autorité constitue une infraction pénale grave. Une telle autorisation, si elle est accordée dans des cas exceptionnels, est conditionnée au paiement d’une « pénalité de sortie » importante à l’État (pouvant atteindre 3 ou 6 fois le montant des subventions reçues selon une formule de calcul complexe). Par conséquent, si votre start-up aspire à être rachetée à l’avenir par une société internationale exigeant le transfert de la propriété intellectuelle à l’étranger, vous devez planifier vos démarches et l’obtention des subventions avec la plus grande prudence et un accompagnement juridique étroit dès le premier jour.

6. Rétention des talents par le biais de stock-options pour les employés dans le régime des gains en capital

6.1. Régime des gains en capital par fiduciaire — L’avantage en or pour les talents

6.1.1. Dans le monde de l’IA et du high-tech, la ressource la plus précieuse est la ressource humaine. Les jeunes sociétés ne peuvent pas verser des salaires énormes comme les sociétés établies, et utilisent donc des options sur actions pour attirer des ingénieurs seniors. L’ordonnance sur l’impôt sur le revenu réglemente ce cadre fiscal et propose une solution remarquable appelée « régime des gains en capital par fiduciaire ».

6.1.2. Dans ce régime, les options sont déposées auprès d’un fiduciaire agréé pendant au moins 24 mois. L’employé ne paie pas d’impôt au moment de l’attribution des options ni au moment de leur exercice en actions. L’obligation fiscale est entièrement reportée au jour de la vente effective des actions (lors d’une sortie par exemple). À ce moment, toute la plus-value est imposée à un taux d’imposition réduit et fixe de 25 % seulement (au lieu d’un impôt sur le revenu ordinaire pouvant atteindre 47 % et plus). Il s’agit d’un outil clé gagnant pour recruter et retenir les meilleurs ingénieurs.

6.2. Aspects fiscaux pour la société employeur et prévention de la double imposition

6.2.1. Outre l’avantage considérable pour les employés, la société employeur doit connaître les impacts fiscaux sur elle. Le choix du régime des gains en capital (de 25 % pour l’employé) signifie que la société renonce au droit de déduire le coût de l’attribution des options comme charge salariale reconnue à des fins fiscales. En revanche, dans le régime ordinaire alternatif (exigeant une détention plus courte de 12 mois en fiducie mais imposant l’employé au taux marginal), la société peut déduire la charge.

6.2.2. La loi protège les employés contre la double imposition et réglemente clairement le mécanisme de report d’impôt, de sorte qu’il n’y a aucun paiement d’impôt théorique ou courant pendant la période d’acquisition (Vesting) des options. En cas de fusions et de restructurations, la loi permet de remplacer les options des employés par des options de la société acquéreuse sans que cela ne soit considéré comme une vente et sans interrompre la période de détention requise en fiducie.

7. Étude de cas pratique : L’histoire de la société d’IA d’Alon et l’investissement de Ron

7.1. Le contexte : Création de l’entreprise israélienne pour le développement d’un moteur d’IA

7.1.1. Afin de comprendre comment tous ces rouages juridiques s’imbriquent pour créer une machine financière parfaite, examinons une étude de cas réelle mais anonyme du terrain. Alon, ingénieur logiciel talentueux ayant récemment immigré en Israël, a décidé de créer une start-up développant un moteur d’intelligence artificielle avancé pour le traitement du langage naturel. Il a créé une société privée à responsabilité limitée enregistrée en Israël.

7.1.2. Alon a conservé la pleine propriété de la propriété intellectuelle (IP) au sein de sa société israélienne. Il a recruté une équipe de développement de cinq ingénieurs locaux. Étant donné que la société était en phase de développement initial (Pre-Seed) sans aucun revenu, la totalité de ses dépenses était consacrée dans sa très grande majorité (plus de 85 %) à la recherche et au développement.

7.2. La transaction : L’investissement de Ron et les avantages fiscaux mutuels

7.2.1. Ron, investisseur privé (business angel) israélien expérimenté, a identifié le potentiel et a décidé d’investir dans la société d’Alon un montant de 1 million de shekels en espèces contre l’attribution d’actions représentant 15 % du capital de la société. Étant donné que la société remplissait toutes les conditions de seuil d’une jeune société de R (levées de fonds totales inférieures à 12 millions de shekels et dépenses de R significatives), cet investissement a activé les avantages de la nouvelle loi sur les business angels.

7.2.2. Ron a reçu un crédit d’impôt direct de 30 % du montant de son investissement (étant devenu actionnaire substantiel détenant plus de 10 % de la société). L’inspecteur des impôts a accordé à Ron un remboursement d’impôt immédiat de 300 000 shekels contre son obligation fiscale courante cette année-là. Cet investissement a généré un avantage mutuel considérable : Ron a réduit son risque d’investissement personnel à seulement 700 000 shekels, tandis qu’Alon et sa société ont reçu un million de shekels complet de capital en espèces dans la caisse de la start-up.

7.3. La suite : Subventions de l’État, rétention des employés et avantages futurs

7.3.1. Avec le million de shekels levé, Alon s’est adressé à l’Autorité de l’innovation et a reçu une subvention de R adaptée aux sociétés débutantes d’un montant de 500 000 shekels (50 % d’un budget de développement approuvé d’un million de shekels). L’État a partagé le risque de développement, ce qui a permis à Alon d’élargir son équipe de développement sans diluer ses actions lors d’un nouveau tour de financement. La subvention ne sera remboursée que sous forme de redevances futures sur les ventes du moteur d’IA.

7.3.2. Afin d’attirer les meilleurs ingénieurs, Alon a mis en place un programme de stock-options pour les employés dans le régime des gains en capital par fiduciaire. Il a accordé à son ingénieur en chef IA des options représentant 2 % de la société. L’ingénieur a bénéficié d’une tranquillité d’esprit et de la certitude que si la société parvenait à une sortie dans quelques années, il ne paierait que 25 % d’impôt sur les gains en capital sur ses bénéfices, sans aucune obligation fiscale courante en cours de route. De plus, Alon lui-même, en tant que nouvel immigrant, a bénéficié du « parapluie fiscal » l’exonérant d’impôt et de déclaration pendant 10 ans sur tous ses actifs et revenus de l’étranger, ce qui lui a permis de gérer ses démarches en toute sécurité et de concentrer toute son énergie sur la croissance de la nouvelle start-up.

8. Comment le cabinet Cantor Associés accompagne votre chemin vers le succès

Comme vous l’avez vu dans l’étude de cas d’Alon et Ron, le droit israélien offre une abondance d’avantages et de subventions attrayants qui s’imbriquent parfaitement, mais il impose également des exigences légales strictes et complexes (comme la préservation rigoureuse de la propriété intellectuelle en Israël, la prévention du cumul d’avantages, le respect des ratios de dépenses de R et le respect des conditions fiduciaires des stock-options des employés). Une navigation sûre dans ce réseau nécessite l’accompagnement professionnel d’avocats spécialisés possédant une riche expérience en high-tech et en fiscalité internationale. Le cabinet Cantor Associés met à votre disposition 25 années d’expérience pratique dans l’accompagnement d’entrepreneurs et d’investisseurs. Nous vous accompagnerons étape par étape : depuis la planification fiscale internationale optimale et la maximisation de votre exonération de 10 ans, en passant par la création de la société et la rédaction d’accords d’investissement attractifs garantissant les avantages de la loi sur les business angels à vos investisseurs, la soumission de demandes aux voies rapides de l’administration fiscale et aux subventions de l’Autorité de l’innovation, jusqu’à la rédaction de programmes de stock-options pour les employés qui attireront les meilleurs talents vers votre entreprise. Nous sommes là pour vous décharger du fardeau bureaucratique et vous tracer la voie rapide et sûre vers le succès commercial et sioniste en Israël.