Partage des biens du défunt en l’absence de testament : comment la succession est-elle répartie selon la loi sur les successions ?
Lorsqu’une personne décède sans laisser de testament signé, la question se pose immédiatement : comment ses biens seront-ils répartis ? De nombreuses personnes supposent que les biens passeront naturellement et automatiquement à leurs proches, mais en réalité, en l’absence d’instructions explicites laissées à l’avance, le partage de la succession s’effectue uniquement conformément aux dispositions de la loi sur les successions, 5725-1965 – un mécanisme appelé « succession ab intestat ».
Dans cet article, nous examinerons, sur la base de la loi, les règles de partage des biens en l’absence de testament, l’ordre des héritiers et les droits des conjoints et de la famille.
Qu’est-ce que la succession ab intestat ?
La succession ab intestat est la solution juridique par défaut en Israël. Lorsqu’aucun testament valide n’a été rédigé, l’État et la loi déterminent qui sont les héritiers légaux du défunt et quelle est la part exacte que chacun d’eux reçoit de l’ensemble des biens (la succession).
La loi établit un ordre strict de cercles de parenté (parentèles), l’existence d’héritiers dans un cercle plus proche empêchant ou annulant l’éligibilité des héritiers dans des cercles plus éloignés.
Ordre de partage des biens et de la succession en l’absence de testament
Les dispositions de la loi sur les successions définissent de manière détaillée la façon dont la succession est répartie selon les différents scénarios familiaux :
1. Le défunt a laissé un conjoint et des enfants (ou des parents)
Lorsque le défunt laisse un conjoint ainsi que des enfants (ou des parents) :
Les biens meubles et la voiture de tourisme : le conjoint hérite de tous les biens meubles appartenant au ménage commun, y compris la voiture de tourisme de la famille.
Le reste de la succession (biens, fonds, immobilier) : est réparti à parts égales entre le conjoint et les enfants (ou les parents) :
50 % du reste de la succession reviennent au conjoint.
50 % du reste de la succession sont répartis à parts égales entre les enfants.
Remarque : les enfants ont priorité sur les parents dans l’ordre de partage. Le partage entre les enfants eux-mêmes se fait en parts égales.
2. Le défunt a laissé un conjoint, sans enfants ni parents (mais avec des frères et sœurs, neveux et nièces ou grands-parents)
Ce scénario se produit lorsqu’il n’y a ni enfants ni parents vivants, mais qu’il existe d’autres membres de la famille (tels que frères et sœurs, neveux et nièces ou grands-parents) :
Biens meubles et voiture : le conjoint reçoit les biens meubles du ménage commun et la voiture de tourisme.
Droit sur le logement : si les conjoints étaient mariés depuis 3 ans ou plus et résidaient dans le logement, le conjoint hérite de la totalité de la part du défunt dans le logement.
Autres biens : le conjoint hérite de 2/3 (deux tiers) du reste de la succession, tandis que les membres de la famille (frères et sœurs/neveux et nièces/grands-parents) héritent de 1/3 (un tiers) du reste de la succession.
3. Le défunt a laissé uniquement un conjoint (sans enfants, parents, frères et sœurs ou neveux et nièces)
Si le défunt a laissé un conjoint et n’a laissé aucun membre de la famille de premier ou de deuxième degré (tels qu’enfants, petits-enfants, parents, frères et sœurs, neveux et nièces ou grands-parents) – le conjoint hérite de la totalité de la succession (100 %).
4. Le défunt n’a pas laissé de conjoint
Lorsqu’une personne décède sans conjoint :
La succession est répartie à parts égales entre ses enfants.
Si l’un des enfants est décédé avant le défunt, sa part revient à ses descendants (les petits-enfants du défunt).
En l’absence d’enfants et de petits-enfants – les biens sont répartis à parts égales entre les parents du défunt et leurs descendants (les frères et sœurs du défunt).
5. Le défunt n’a pas laissé de conjoint, d’enfants, de petits-enfants ou de parents
Dans une telle situation, les biens seront répartis en parts égales entre les grands-parents du défunt ou leurs descendants (oncles et tantes).
6. Que se passe-t-il lorsque le défunt n’a aucun membre de la famille ?
Si le défunt n’a aucun membre de la famille légal (ni enfants et leurs descendants, ni parents et leurs descendants, ni grands-parents et leurs descendants) – l’ensemble des biens et de la succession passe à l’État d’Israël (par l’intermédiaire du tuteur général).
Tableau récapitulatif : partage de la succession en bref
| Composition de la famille laissée par le défunt | Part du conjoint | Part des autres héritiers |
| Conjoint + enfants/parents | Biens meubles du ménage + voiture + 50 % de la succession | 50 % de la succession (répartis à parts égales entre les enfants/parents) |
| Conjoint + frères et sœurs/neveux et nièces/grands-parents | Biens meubles + voiture + logement (si mariés depuis 3 ans ou plus) + 2/3 du reste de la succession | 1/3 du reste de la succession |
| Conjoint uniquement (sans autres proches) | 100 % de la succession | – |
| Enfants uniquement (sans conjoint) | – | 100 % de la succession (répartis à parts égales) |
| Sans aucun proche | – | La succession passe intégralement à l’État |
Comment faire valoir la succession en l’absence de testament ?
Afin de répartir effectivement les biens du défunt (tels que le transfert de propriété de comptes bancaires, de biens immobiliers ou de véhicules), les héritiers ne peuvent pas agir de manière indépendante. Ils doivent déposer une demande d’ordonnance de succession auprès du registraire des successions ou du tribunal religieux compétent. L’ordonnance de succession est le document juridique qui déclare qui sont les héritiers légaux et quelle est la part de chacun d’eux dans la succession.
Conclusion : pourquoi est-il important d’envisager la rédaction d’un testament ?
Le partage des biens selon la loi sur les successions fournit une solution juridique ordonnée, mais elle ne tient pas compte des volontés personnelles, des relations complexes, des conjoints en secondes noces ou des préférences de partage spécifiques entre les enfants.
Afin de garantir que vos biens seront répartis exactement selon vos volontés et d’éviter de futurs conflits entre les membres de la famille, il est recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit des successions et des testaments et de rédiger un testament légal et clair.







